IMG 4722L'objectif principal a été la définition de l'impact de l'économie verte sur la réduction de la pauvreté et sur l'inclusion sociale.  C'est pour cette raison que nous avons utilisé trois éléments d'analyse qui font partie du titre du séminaire : la ville, la transition et l'économie.

Le premier élément, la ville est l'espace physique où vit la population et où la richesse se concentre. A ce niveau la question posée est : comment la population peut participer au succès du modèle économique et peut contribuer à sa durabilité ?

Le deuxième élément, la transition, nous questionne sur l'orientation du développement technologique et son interaction avec les ressources naturelles dans la performance économique.

Le troisième élément : l'économie, a été analysé comme processus de production, de distribution et de consommation, ainsi qu'à travers le rôle des personnes dans les circuits courts.

Ces trois éléments ont été évoqués dans chacun des sujets traités dans le programme du séminaire : la production d'énergie, la gestion intégrale des déchets, la mobilité et le transport, et enfin la gouvernabilité nécessaire pour arriver à une transition vers une économie verte. Pendant le débat développé autour de l'économie verte, nous nous sommes concentrés sur deux axes centraux de la durabilité du système économique : les circuits courts et l'économie circulaire.

IMG 4379Les circuits courts font référence à un modèle de production et de distribution basé sur la proximité entre la production (des biens et des services) et la consommation. Il s'agit d'un concept qui s'oppose au modèle économique industriel traditionnel basé sur la concentration de la production et des grands circuits de distribution jusqu'au consommateur final. Le circuit long est orienté vers la productivité, c'est-à-dire l'exploitation intensive des ressources pour satisfaire les besoins de la consommation et a une tendance à diviser la société entre producteurs d'un côté et consommateurs de l'autre, le lien entre ces deux étant la distribution. Au contraire le circuit court est basé sur la décentralisation, la rupture du binôme producteur-consommateur, avec la réinsertion de l'être humain (producteur et consommateur en même temps) au centre du circuit économique. La crise énergétique que la planète vit aujourd'hui nous a montré les limites de ce modèle et a mis en question sa durabilité. Face à ce défi, les villes ont mis en pratique des solutions innovantes parmi lesquels des modèles décentralisés de production d'énergie, tels que la co-production au niveau des bâtiments, quartiers et districts, qui rend possible une plus grande autonomie énergétique de la ville et diminue sa dépendance aux grandes chaînes de distribution – et dans certains cas l'excèdent d'énergie peut être commercialisé ou incorporé dans les réseaux. Cette expérience de circuit court, où la production n'est pas concentrée dans une seule entité, nous montre donc comment les citoyens peuvent prendre un rôle plus actif dans la production de l'énergie qu'ils consomment.

L'idée de l'économie circulaire, est une réponse directe au défi de la durabilité ou soutenabilité du modèle économique orienté vers la consommation et l'exploitation des ressources. Alors que le modèle traditionnel est basé sur la productivité, l'économie circulaire est basée sur l'utilisation rationnelle des ressources primaires et l'application de la technologie pour la production de valeur économique ; l'industrie du recyclage, la transformation de déchets en énergie, sont des exemples de comment la technologie nous permet aujourd'hui de trouver des solutions intégrales pour les villes alliant développement technologique et inclusion sociale d'un grand secteur de la population qui a fait de la récupération des déchets une ressource économique, avec la préservation des ressources naturelles.

Ces deux idées ; le circuit court et l'économie circulaire, nous ont permis de comprendre l'économie verte comme un modèle économique qui intègre de nouveaux mécanismes de production, de distribution, de revenus, de développement des capacités et d'équité sociale, en prenant le développement technologique comme le principal élément pour l'utilisation efficace, durable et soutenable des ressources naturelles.

A partir de ces deux concepts nous avons analysé la transition vers l'économie verte à travers deux dimensions : la dimension politique et la dimension technique. Pour cette analyse l'INTA ajoute la perspective territoriale dans l'opérativité et la viabilité des décisions politiques.

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