En terminant ces chroniques je ne pouvais pas ne pas parler d’adjoints à l’urbanisme qui comme moi ont œuvré dans les années 90 pour la ville « le développement désirable, repenser la ville pour mieux vivre ensemble, de la ville qui commande à la ville qui crée ». Laissons la parole à Jean-Louis Violeau dans son livre les bords de Vilaine. « Couple improbable, couple d’époque : le lyonnais (et stéphanois) Henri Chabert et le rennais (et lyonnais d’origine) Jean-Yves Chapuis, les deux élus à l’urbanisme des deux municipalités les plus audacieuses dans le traitement de leurs espaces publics ont formé un curieux duo au début des années 1990 – pour faire bonne mesure, ajoutons-y le géographe Raymond Dugrand, l’adjoint à l’urbanisme de Georges Frêche au même moment. Ces élus régulièrement conviés à conclure comme il se doit de prestigieux colloques ont vu au début des années 1990 leurs doctrines converger pour fonder une pensée commune sur l’espace public comme espace du public, lieu de rencontres, de croisements et de frottements et support d’expression d’une citoyenneté renouvelée. En condensé, tout ceci renvoie à une définition de la ville comme un lieu où chacun jouirait de possibilités de rencontre aléatoires »

tribune1 chapuis

Lyon Montpellier Rennes

Tribune de Jean-Yves Chapuis, sociologue, urbaniste, élu rennais de 1983 à 2014, ancien vice-président à la Métropole et directeur de l’école d’architecture de Rennes. Il est aujourd’hui consultant en stratégie urbaine.

En terminant ces chroniques je ne pouvais pas ne pas parler d’adjoints à l’urbanisme qui comme moi ont œuvré dans les années 90 pour la ville « le développement désirable, repenser la ville pour mieux vivre ensemble, de la ville qui commande à la ville qui crée ».

Laissons la parole à Jean-Louis Violeau dans son livre les bords de Vilaine.

« Couple improbable, couple d’époque : le lyonnais (et stéphanois) Henri Chabert et le rennais (et lyonnais d’origine) Jean-Yves Chapuis, les deux élus à l’urbanisme des deux municipalités les plus audacieuses dans le traitement de leurs espaces publics ont formé un curieux duo au début des années 1990 – pour faire bonne mesure, ajoutons-y le géographe Raymond Dugrand, l’adjoint à l’urbanisme de Georges Frêche au même moment. Ces élus régulièrement conviés à conclure comme il se doit de prestigieux colloques ont vu au début des années 1990 leurs doctrines converger pour fonder une pensée commune sur l’espace public comme espace du public, lieu de rencontres, de croisements et de frottements et support d’expression d’une citoyenneté renouvelée. En condensé, tout ceci renvoie à une définition de la ville comme un lieu où chacun jouirait de possibilités de rencontre aléatoires »

Il faut être capable de « continuer la ville » et ne pas oublier que nous sommes simplement de passage.

Comme le dit Marcel Hénaff : « La ville dans sa forme visible, par l’aménagement de ses espaces, par l’intelligence de sa construction, peut nous procurer une fierté de vivre-ensemble aussi vieille et inaltérable que celle que pouvaient faire naître les plus anciennes cités, aussi vive que l’attente, restée intacte, de rendre admirable et désirable le lieu de nos vies partagées »

Ce sont aussi les ateliers Projet urbain organisés par le ministère à Lyon et Rennes qui ont permis un échange riche de cette manière de faire la ville.

C’est aussi par Alexandre Chemetoff le lien entre Lyon et Rennes sur l’espace public.

L’occasion aussi de rendre hommage à Jean Verlhac (un lien de parenté) où j’ai appris ma fonction d’adjoint à l’urbanisme en faisant un stage à la mairie de Grenoble dans le cadre de mes études à l’institut d’urbanisme et d’aménagement régional d’Aix en Provence. C’est aussi par la suite, les cadres de Grenoble, Jean-Louis Berthet, Frédéric Rossignol et Christian Le Petit qui ont rejoint Rennes et qui ont magnifiquement participé à la mise en place d’une maîtrise d’ouvrage urbaine ouverte sur de nombreuses compétences au-delà de la technique. C’est aussi dans mon travail de consultant en stratégie urbaine la joie de travailler sur Lyon. La ville où je suis né à l’hôtel-Dieu, mon père étant interne des hôpitaux de Lyon. Outre Gérard Collomb qui m’a fait confiance sur le dossier de la Part-Dieu avec une équipe de maîtrise d’ouvrage de grande qualité, ainsi qu’une maîtrise d’œuvre imaginative avec François De Coster. Je pense aussi à Maurice Charrier sur le dossier de l’habitat. Il a montré que la ville n’est pas seulement le centre historique mais aussi tous ces quartiers construits dans les années 50 à 80 qui sont aussi la ville et qu’il ne faut pas oublier. La ville est un tout : Vaulx-en-Velin avec ses plus de 80 nationalités, c’est aussi la ville au même titre que le Lyon de la Renaissance au pied de Fourvière le long de la Saône.

Enfin ce travail d’adjoint à l’urbanisme j’ai pu l’accomplir grâce à la confiance du maire de Rennes Edmond Hervé qui m’a laissé libre dans ma délégation. Cela est à souligner, car assez rare dans les métropoles. Il travaillait directement avec ces collègues élus et la direction générale de la ville. Une manière aussi de lui rendre hommage.

Illustration :  Nate Kitch

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