ecologyCCCette Communauté de Compétences est dédiée à la transition écologique. Ses axes principaux sont l’énergie, l’eau et l’air, la mobilité, le recyclage, la biodiversité et la résilience.

La question environnementale est un point clé des ruptures à venir dans la conception de la ville. La crise environnementale, c’est le naturel qui fait irruption dans le social - nos problèmes environnementaux sont devenus des problèmes sociaux - et le social qui s’imprime sur le naturel - nos activités sociales, notamment depuis l’âge industriel, dégradent la nature. Nous avons besoin d’innovations techniques qui permettent de prélever moins sur les ressources et de rejeter moins de déchets. Nous avons certainement besoin d’une réorientation des investissements financiers et économiques vers des activités moins prédatrices. Ce besoin devient vital au sens propre du mot, et ne peut plus être ignoré dans les réflexions sur la ville du futur.

Pourtant, si la conscience écologique existe, à différents niveaux et différentes échelles, on ne peut que déplorer l’insuffisance de l’action : qu’il s’agisse de lutter contre le changement climatique, de diminuer les pollutions ou de ralentir l’érosion de la biodiversité, les mesures prises et les actions menées n’arrivent pas à enrayer la dégradation de la situation et les menaces sur la qualité de vie.
Les problèmes sont globaux : ils engagent l’ensemble de nos façons de vivre, de faire et de penser.

Mais cela ne peut pas suffire : il nous faut reconsidérer nos modes de vie, notre façon d’habiter la terre. Cela ne peut pas être confié aux seuls experts, cela engage chacun de nous et notre capacité collective à nous prendre en charge. C’est une entreprise difficile, qui demande non seulement de réfléchir aux rapports que nous avons les uns avec les autres, entre humains, mais aussi de nous interroger sur nos rapports avec la nature: ne devons-nous voir la terre où nous vivons que comme un réservoir ou un dépotoir ? Ne devons-nous la considérer que comme une contrainte ?

La prise de conscience des enjeux pour la planète donne à la ville, en tant que dimension spatiale du développement durable, une responsabilité de tout premier ordre dans la capacité d’offrir un bien-vivre pérennisé à long terme. C’est le métabolisme propre à la ville qu’il convient d’optimiser afin que l’ensemble de ses fonctions internes soit convenablement assuré et d’éviter les différentes thromboses dont la menacent les flux divers en croissance accélérée. En cela, le primat des transports propres et collectifs doit être affirmé dans la zone urbaine dense, moins comme discours technologique novateur ou pour son intérêt d’animation urbaine que pour harmoniser les modes qui exigent la vitesse et ceux praticables dans la proximité. C’est aussi une ville sobre qu’il faut promouvoir pour limiter une consommation énergétique galopante dans la liaison entre les différents lieux ou pour la réguler dans un environnement de proximité optimisé.

Cette re-programmation de la ville passe par l’élaboration d’une nouvelle création urbaine et ses déclinaisons dans le domaine de l’art grâce au dialogue entre les habitants et leurs lieux d’usage, les rythmes de la vie quotidienne et la multifonctionnalité d’un même bâtiment. C’est le renouveau du dialogue avec la nature qu’il faut réussir, non pas en la cantonnant dans quelques réserves vertes à préserver et à faire visiter, mais comme composante quotidienne des modes de vie (agriculture urbaine, lien direct entre producteurs et consommateurs, intégration dans la vie biologique de la Cité…).

Il faut mettre en place une co-construction des savoirs pour trouver un équilibre entre une modification en profondeur des comportements et des modes de production au nom des risques écologiques et le maintien d’une stratégie d’innovation technique.  Pour reconsidérer nos modes de vie, il ne suffit pas de nous limiter, il faut découvrir des possibilités nouvelles, réfléchir aux opportunités que nous procurerait une vie dans laquelle nous serions pas comme maitres et possesseurs de la nature, mais où nous en serions les partenaires, dans un monde commun aux humains comme aux non-humains.
C’est dans cette optique que l’INTA a mis en place la Communauté de Compétences Écologie.

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