De la signature du Protocole de Kyoto au Sommet de Durban, en passant par les rencontres de Cancun et Copenhague, les Etats membres de l'Organisation des Nations Unies ont tenté de surmonter le défi de combiner développement économique et protection environnementale. Toutefois, les écarts sociaux et économiques qui existent entre les pays développés et en développement mettent en évidence la nécessité de nouveaux accords adaptés à la réalité de chaque territoire.

Le Sommet de la Terre à Rio en 1992 nous a montré une nouvelle direction à prendre pour faire de la ville un modèle viable d'habitat humain durable. Les accords issus de cette conférence ont permis d'établir un certain nombre de mécanismes tels que les Agendas 21, outil de gestion pour la planification urbaine. Les progrès accomplis depuis cette époque ont été importants, cependant, vingt ans plus tard, tout reste à faire. Le monde, de plus en plus urbanisé, et de plus en plus complexe, doit faire face à trois facettes visibles d'une crise: économique, sociale et environnementale, qui sont des signes de plus en plus clairs d'un changement d'époque et d'une nécessaire transition vers une nouvelle culture urbaine.

La prochaine Conférence sur le développement durable qui se tiendra à Rio de Janeiro (Rio +20) met en évidence la nécessité d'une transition vers une «économie verte». Cela ouvre une opportunité sans précédent pour tenir compte de l'échelle territoriale pertinente et développer des activités économiques qui permettent d'améliorer la cohésion régionale en intégrant des mesures de récupération et / ou de préservation de l'environnement dans la planification du développement.
La prise en compte des questions environnementales dans la gestion des territoires nécessite l'application de la notion de développement durable comme matrice directrice pour la mise en œuvre des politiques et des outils qui mettent l'accent sur la réduction des impacts négatifs de l'activité humaine sur la planète et ses écosystèmes.

habitat piuraPolitiques de logement et d'habitat

Les expériences de partenariats public-privé et de privatisation des politiques de logement à faible coût, ont réussi à répondre à la demande d'un segment de la population (dans le cas de l'Amérique latine, les classes moyennes émergentes), cependant, ce ne sont pas les instruments les plus appropriés pour fournir des logements aux personnes les plus défavorisées.
La forte proportion de l'activité économique qui se déroule dans le secteur informel, et la forte proportion d'habitat informel, restreignent la portée des politiques de redistribution en matière de logement.

Pourquoi la crise du logement dans les pays en développement persiste en dépit de la participation active de la coopération internationale, l'Etat, le secteur privé, les bailleurs sociaux, les promoteurs de construction et les familles elles-mêmes?

Sachant que les marchés de l'habitat informel fonctionnent de la même manière que les marchés formels de logement, quels types d'ajustements dans la conception des politiques de logement actuelles sont nécessaires?

Dans les années 70-80, les gouvernements latino-américains ont joué un rôle central dans le soutien de l'autoconstruction, aujourd'hui, la question qui se pose est: comment peut-on avoir un soutien permanent et en même temps flexible de la part de l'Etat pour que la qualité des projets ne diminue pas dans le temps comme cela s'est produit lors d'expériences passées?

Dans quelle mesure les politiques locales de logement peuvent-elles être considérées comme des  politiques durables?

Cette discussion se poursuivra lors de la table ronde internationale qui aura à Piura, Pérou, en avril 2012

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