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Urban-servicesLes économies matures sont témoins d'un glissement important de l'emploi vers les activités du secteur des services et d’un flux continu d'innovation dans le secteur tertiaire. Les changements dans l'économie des services - y compris le contenu et la prestation de services universels tels que la santé, l'éducation, l’aide sociale et les services urbains de base – mettent en question la capacité et la position de l'Etat et des collectivités locales dans la fourniture de ces services, et donc l'équité sociale. En plus, la tendance à décentraliser les services, comme les transports, l'énergie, la collecte des déchets, le commerce de détail et la santé, a un impact significatif sur le développement urbain. Dans un contexte économique et technologique en évolution rapide, les acteurs urbains (prestataires de services et gouvernements locaux) sont à la recherche d'autres options pour offrir des services de qualité aux habitants.

Mais ces services sont encore balbutiants dans certains domaines pourtant cruciaux. Actuellement, il n'existe pas de consensus international sur le problème de la sécurité alimentaire mondiale ou sur les solutions possibles pour savoir comment nourrir une population de 9 milliards de personnes en 2050. La rareté de l'eau douce est déjà un problème mondial, et les prévisions indiquent un écart croissant entre la demande  d'eau douce annuelle et d'approvisionnement en énergie renouvelable d'ici à 2030. Les perspectives pour améliorer l'assainissement ne sont pas bonnes pour plus de 1,1 milliard de personnes et 844 millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable. Collectivement, ces crises ont de graves répercussions sur la possibilité de maintenir la prospérité dans le monde entier et pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement afin de réduire la pauvreté extrême. Ils ont également aggravé des problèmes sociaux persistants, tels que les pertes d'emplois, l'insécurité socio-économique, les maladies, et l'instabilité sociale. Les causes de ces crises peuvent varier, mais fondamentalement, elles partagent toutes une caractéristique commune: un manque d'investissement dans des infrastructures modernes, intelligentes. Peu d'investissement a été réalisé au cours des deux dernières décennies, dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les transports publics, l'agriculture durable, la protection des écosystèmes et la biodiversité, et la conservation des terres et de l'eau.[1]

Concilier les aspirations concurrentes de développement économique des pays riches et pauvres pourrait impliquer d'offrir une voie de développement qui réduit la dépendance au carbone, favorise l'efficacité énergétique et des ressources, et diminue la dégradation de l'environnement. Cela se fait en investissant dans le changement et le remplacement des technologies existantes par des techologies plus avancées qui peuvent conduire à de nouvelles complémentarités (déchets, adduction d'eau, assainissement, énergie, transports). La plupart des sources d'énergies renouvelables, telles que les éoliennes ou les panneaux solaires, réduisent considérablement la quantité de ressources naturelles qui sont sacrifiées dans leur construction et la durée de vie de leur fonctionnement, par rapport à des technologies à combustibles fossiles. Ces deux types de solutions - fixer des seuils et changer les technologies - sont importants pour assurer un avenir durable.

Les déchets, la gestion de l'eau et de l'énergie sont des services de base qui, avec l'innovation dans les réseaux de production locale, sont sujets à de nouveaux procédés dans les pays développés et en développement. De nouveaux marchés s'ouvrent et de nouveaux acteurs font leur apparition.

[1]Vers une Economie Verte, Porgramme des Nations Unies pour l'Environnement, 2011

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