voiture elecDes innovations sont en cours dans tous les champs de la mobilité durable. L'offre diversifiée de moyens de transport s'accroit dans de nombreux territoires et en lien avec un développement plus intégré du territoire, permet d'envisager des améliorations significatives en termes de qualité de vie et de protection de l'environnement (réduction des émissions de gaz à effets de serre, réduction de l'utilisation d'énergies fossiles).

Dans ce cadre, les innovations de nature diverse qui concernent l'automobile sont sujettes à débat et à enjeux économiques considérables.

Par exemple, la voiture électrique, ou les voitures fonctionnant avec d'autres énergies renouvelables sont des produits issus d'une filière industrielle dont l'impact économique sur un territoire peut être déterminant pour son développement. Mais si la voiture électrique est annoncée comme la voiture de demain, il lui reste des « obstacles » à surmonter tels la durée de recharge des batteries – non négligeable - ou l'installation de prises de courant dans les parkings ou les lieux publics.

Autre problème que se sont empressés de dénoncer ses opposants : l'origine de l'électricité.
Très peu de pays ont une production d'électricité propre, exempte d'émission de gaz à effet de serre. Dans beaucoup de pays, ce sont les centrales à charbon qui fournissent la majeure partie de l'électricité...
En France, la voiture électrique fait débat en raison de l'origine nucléaire de l'électricité. Si le nucléaire émet peu de C02, certains, comme Le Réseau Sortir du Nucléaire, ne cessent d'en rappeler ses inconvénients (déchets radioactifs, risques d'accident, etc.). Pour eux, une voiture électrique n'est donc pas propre, sauf si les batteries sont rechargées avec des énergies renouvelables, comme c'est le cas à Clermont-Ferrand ou à Montmélian où une station solaire fait fonctionner les 4 véhicules électriques de la ville.

Morceaux choisis :

« Célèbre pour ses essais prospectifs, Jeremy Rifkin propose de redonner du souffle à l'économie en imposant les voitures mues par des piles à combustible. [...]

electricVsGasolineL'amère réalité est que la forte augmentation de la demande de pétrole au niveau international se heurte au problème de réserves et d'approvisionnements de plus en plus limités et de plus en plus déclinants. Les problèmes de l'industrie de l'automobile sont un signal d'alarme précoce qui doit nous faire comprendre que nous approchons de la fin de la deuxième révolution industrielle.

Concrètement, que pouvons-nous faire ? Nous devons saisir cette circonstance comme une chance et relancer une discussion globale sur l'industrie automobile dans son ensemble. Cela implique de déplacer le débat, en passant des interventions de secours et de sauvetage in extremis de l'industrie du moteur à combustion interne à la recherche, au développement et à la mise en service de véhicules électriques à hydrogène, rechargeables, mus par une pile à combustible alimentée par des sources d'énergie renouvelables. [...]

Le passage du moteur à combustion interne à des véhicules à pile à combustible rechargeable implique que l'on entreprenne une transformation d'une ampleur comparable afin d'adapter les infrastructures à la troisième révolution industrielle. A commencer par le réseau électrique national et les lignes de transport d'énergie, qui devront être transformées, et passer d'une gestion effectuée via des commandes et des contrôles centralisés et servomécaniques à une gestion décentralisée et informatisée.

GEWattwtationDaimler a d'ailleurs déjà signé un accord de partenariat avec RWE, un fournisseur d'énergie allemand, et Toyota en a fait autant avec EDF, le fournisseur d'électricité français, pour installer des millions de bornes de recharge le long des autoroutes, sur les parkings et dans les garages, près des centres commerciaux et des ensembles résidentiels, de manière à ce que les nouvelles automobiles puissent recharger leurs batteries au moyen d'un simple branchement sur une prise électrique.

Pour s'adapter aux millions de nouveaux véhicules à pile rechargeable, les sociétés distributrices d'électricité commencent à modifier leurs réseaux, en recourant aux mêmes technologies que celles qui ont été au cœur de la révolution Internet. Les nouveaux réseaux électriques, ces réseaux dits intelligents ou intergrid, vont révolutionner les modalités de fourniture de l'électricité produite. Il faudra modifier ou reconstruire des millions de bâtiments déjà existants – appartements résidentiels, bureaux, usines – pour les rendre capables de capter les énergies renouvelables disponibles localement – solaire, éolienne, géothermique, hydroélectrique ou marémotrice. Ils devraient ainsi être autosuffisants en électricité et partager l'énergie excédentaire à travers les réseaux intelligents, tout comme nous produisons aujourd'hui des informations et les partageons grâce à l'Internet. [...]

L'électricité que nous produirons dans nos habitations à partir des énergies renouvelables pourra aussi être utilisée pour alimenter les automobiles électriques rechargeables et pour produire l'hydrogène qui alimentera les véhicules à pile à combustible. La création des nouvelles infrastructures indispensables à la troisième révolution industrielle demandera un effort gigantesque, ainsi que d'énormes investissements publics et privés – à hauteur d'une centaine de milliards de dollars.

En face, les milliers de milliards de dollars avec lesquels on promet de faire renaître l'économie mondiale ne sont qu'un simple expédient. La réalisation des infrastructures qu'exige la troisième révolution industrielle créera des millions d'emplois verts et provoquera une nouvelle révolution technologique. La productivité augmentera considérablement, de nouveaux modèles d'open source business et une variété de nouvelles occasions économiques vont apparaître.

Si les gouvernements n'interviennent pas tout de suite avec une grande détermination pour accélérer la réalisation de ces nouvelles infrastructures, les dépenses publiques visant à soutenir un modèle industriel obsolète vont puiser dans des ressources financières déjà fragiles. Nous risquons alors de nous priver des moyens de réaliser les changements fondamentaux nécessaires. »

Jeremy Rifkin in L'Espresso, article publié dans Courrier International

Au-delà des constructeurs automobiles, on trouve des industriels, tels que GE, GDF-Suez, EDF... qui se positionnent très clairement sur le marché de la voiture électrique et communiquent de manière très poussée dans ce sens. Voir par exemple l'interview d'Olivier Cormier, Directeur développement projets pour GE Corporate France, pour le site de l'Avere France.

Quels sont selon vous les principaux freins à la mobilité électrique et comment les lever ?

GErecharge« Le coût important des batteries est aujourd'hui le principal frein à l'émergence du marché du véhicule électrique. Cependant, on peut être confiant quant à la baisse des coûts et l'augmentation des rendements dans les années à venir. L'autonomie est également une préoccupation majeure, qui est levée à condition de placer le véhicule électrique là où les usages de mobilité sont compatibles. Les véhicules hybrides rechargeables lèvent également cette difficulté. Enfin, le développement de l'infrastructure de recharge dans les lieux publics et les entreprises est une condition nécessaire pour une adoption de masse du véhicule électrique par les particuliers.  »

Pensez-vous que la mobilité électrique sera demain le fer de lance de votre communication ?

« La mobilité électrique est évidemment l'un des piliers de notre communication lorsque nous promouvons de nouvelles solutions de mobilité pour nos clients. Elle l'est, bien sûr, du fait des problématiques environnementales, mais surtout – et c'est ma conviction – parce qu'elle nous force à faire évoluer nos modèles d'affaires et à inventer les services de mobilité de demain.  »

Pouvez-vous nous décrire votre vision de la mobilité du futur ?

« C'est une mobilité qui n'est pas centrée sur le type de véhicule mais sur les usages. La mobilité du futur répondra à un besoin de déplacement d'un individu, en lui allouant le moyen adapté : le plus efficace, le moins polluant et le moins cher. Véhicule électrique, hybride, vélos, transports en commun, réseaux ferrés et autres outils se complèteront pour s'adapter aux besoins de mobilité de chacun. »

http://www.france-mobilite-electrique.org/entretien-avec-olivier-cormier-ge-corporate-france,2892.html?lang=fr

L'institut de recherche américain MIT quant à lui a souligné que l'on avait à faire à une filière à deux vitesses. Les innovations réalisées sur le véhicule électrique (y compris sur les batteries, source majeure du problème d'autonomie de ce type de véhicule) sont bien supérieures à la capacité de transformation des infrastructures et surtout des politiques publiques nécessaires à une mise en œuvre généralisée de ce mode de transport.

http://web.mit.edu/newsoffice/2011/electric-transport-0124.html

Questions :

rallyemontecarloQuelles sont donc les possibilités pour la voiture particulière d'évoluer vers des solutions moins consommatrices d'énergie, et ce en prenant en compte l'ensemble de la filière (de la prise de décision politique, aux infrastructures et à la production d'électricité en amont de la consommation du véhicule) ?

Comment concilier l'obligation d'évolution vers des modes de transports plus durables et les lobbys des constructeurs et industriels existants ?

Les solutions testées aujourd'hui telles que l'autopartage (tel que le service autolib à Paris) sont-elles les précurseurs d'un bouleversement des habitudes et de l'arrivée massive du véhicule hybride ou tout électrique sur le marché de la voiture individuelle ?

De nombreux événements sont aujourd'hui organisés pour tester et valoriser les innovations faites sur les véhicules à énergies nouvelles (Hydrogène, bio diesel, électrique ; GNV, hybrides, GPL, E85...) tel que le Rallye de Monte-Carlo Énergies nouvelles et électriques.

Télécharger le communiqué de presse du Rallye de Monte-Carlo

Quels sont les impacts de ces événements sur la révolution nécessaire à la mise en place généralisée de ces véhicules ?

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